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'La corrida est constitutionnelle' par François Zumbiehl

À l’écart du bruit, des passions et des pressions les sages de la Cour constitutionnelle ont tranché : la législation de 1951, qui permet la célébration de corridas en France exclusivement dans les régions taurines de tradition ininterrompue, est conforme à la constitution. La plus haute juridiction de notre pays s’étant prononcée, il n’y a désormais plus aucun recours en droit français pour nos adversaires.

Au-delà de notre soulagement, il est important de mesurer avec sérénité les enjeux d’une telle décision qui dépasse de beaucoup la seule question de la légitimité de la corrida, légitimité qui est, par ailleurs définitivement établie par ce « considérant » selon lequel cette pratique traditionnelle « ne porte atteinte à aucun droit constitutionnellement garanti ». L’enjeu fondamental est à mon sens que dans notre nation l’égalité de tous les citoyens devant la loi n’est pas incompatible avec le respect de la diversité des cultures, en particulier régionales, et que celles-ci ont droit à la tolérance et au respect de tous ceux qui ne les partagent pas, dès lors qu’elles sont conformes aux principes universels des droits de l’homme, comme nous y invitent par ailleurs les conventions de l’Unesco. Il en va de la richesse de notre patrimoine national – en particulier le patrimoine immatériel ou vivant -, et il s’agit là d’une préoccupation d’intérêt général qui justifie la dérogation au principe d’égalité pénale, comme viennent de le préciser les membres de la Cour constitutionnelle. En un mot, l’unité de la nation n’implique pas l’uniformité des sensibilités et des modes de vie, comme voudraient l’exiger la pensée totalitaire des animalistes et autres opposants à la tauromachie.

En consacrant le bien-fondé juridique de la « tradition », les sages ont également consacré celui de l’exception culturelle, notion éminemment française, qui sous-tend la loi de 1951. Du coup l’honorabilité citoyenne de tous les aficionados de France et de Navarre est garantie par cette décision, de même qu’est reconnue implicitement la valeur patrimoniale de la corrida. Ceci nous place davantage encore sous la protection de la loi et nous fonde à réagir, par les voies légales, contre toutes les insultes, intimidations et agressions dont nous ont abreuvés jusque-là les anti-taurins en croyant pouvoir jouir de l’impunité, frétillant à l’idée de pouvoir organiser contre notre « minorité », désignée à la vindicte publique, des progroms culturels. Une minorité ? Voire. Un récent sondage de l’IFOP, commandé par le Midi Libre, indique que 52% des Français sur l’ensemble du territoire sont favorables à la tauromachie, ou non opposés à cette pratique. Ce chiffre monte à 61% dans les régions taurines. On est loin des 80% d’opposants déclarés que vous brandissez dans vos campagnes, Mesdames et Messieurs les anti-taurins !

 

François ZUMBIEHL



La corrida est un patrimoine
culturel immatériel français
 

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