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La prétendue repentance d’Henry de Montherlant

Ceux qui militent pour l’abolition des corridas utilisent des arguments d’une profonde malhonnêteté. Le mensonge, la désinformation et l’amalgame font partie de leur panoplie.

Comme leurs démonstrations étriquées et répétitives ne suffisent pas, ils se cherchent ou s’inventent de plus ou moins illustres cautions qui peuvent aller du chanteur Renaud et de Surya Bonaly à Victor Hugo.
Avec Victor Hugo, c’est très facile puisqu’il est toujours possible de faire parler les morts de manière apocryphe, comme notre ami Jean-Louis Marc en a apporté ici la parfaite démonstration.

Des anti-taurins se sont même appuyés sur une exposition de la "Tauromachie" de Goya, organisée au musée du Prado à Madrid en 2001, pour prétendre que cet illustre peintre et graveur n’était pas aficionado. Il aurait voulu dénoncer essentiellement dans ses gravures taurines la violence de l’homme envers l’animal.

Un  autre procédé est de prêter à un auteur, lui-même, les paroles de l’un de ses personnages romanesques. Voici qu’Henry de Montherlant est soumis maintenant à cette manipulation.
Lire ici cette prétendue démonstration de la FLAC
.

C’est dans le roman «Le chaos et la nuit », publié en 1963, que nos littéraires antis sont aller chercher des propos que Montherlant place dans la bouche de son personnage, Celestino Marcilla Hernandez, ardent républicain, réfugié politique à Paris, "vieux, désabusé, aigri, méchant comme un vieux", qui retournera à Madrid pour y chercher une ultime conception de la vérité et y mourir.
« Le taureau vit la destinée de l’homme  … l’homme meurt comme le taureau » précise Montherlant. Ainsi, "l'écrivain matador" ne se repend pas. Au contraire, il ne cesse de trouver dans la tauromachie un prodigieux raccourci métaphorique se sa propre existence, qu’il ait toréé des taureaux dans sa jeunesse comme il prétend avoir toujours torée, par la suite, son théâtre et ses romans (voir infra) ou que, vieillissant, il se perçoive, tel son héros du "chaos et de la nuit", comme le taureau, s’identifie au même tragique destin. Ainsi, il ne mourra pas d’un coup de feu mais d’une ultime estocade.

Le mieux est encore de lui laisser la parole, comme les archives de la Radiotélévision Suisse nous le permettent.

Il sagit d'une rare et précieuse interview réalisée par Maurice Huelin en avril 1964 à propos de la parution du romann "Le chaos et la nuit", précisément.

HENRY DE MONTHERLANT - INTERVIEW VIDEO Maurice Huelin 10.04.1963 TSR

Montherlant a, d'autre part, écrit :

"Je ne finirais point de vous citer les textes où j'ai identifié mon écriture, et surtout mon théâtre, à la tauromachie. Écrivain matador, tenant mon destin comme l'aficionado sa muleta, j'ai fait tournoyer mes personnages autour de moi, en les dominant: je les ai broyés, lacérés, et occis.
Ais-je eu la sangre torera (sang torero)? Noblement je réponds oui! J'ai écrit comme on sacrifie. Officiant, j'ai adoré le corps de la bête narcissique pleine de boue, de bave, de sable et de déchirures. La corrida m'a révélé que l'on peut être enivré par une bête, en même temps qu'on la tue, que l'on peut ad absurdum adorer la vie qu'on lui ravit."

Voici, en conclusion, l'un de ses dessins révélateur de ses penchants érotiques:




La corrida est un patrimoine
culturel immatériel français
 

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