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PASIPHAE : Celle qui aimait trop les taureaux.

« Qu’y avait-il dans ce taureau pour infliger à mon cœur la morsure d’un mal à ce point honteux ? »

(Vers 11-12, Les Crétois, Euripide, -435)

 

Gustave Moreau, Pasiphaé 
Huile sur toile,195x91 cm, 1880 
Musée Gustave Moreau Paris

C’est la mère d’un des personnages mythiques les plus importants de notre civilisation : Le Minotaure. Aujourd’hui journée internationale des Droits des femmes évoquons les passions de Pasiphaé celle qui « brille pour tous » comme l’indique son nom en grec.

Personnage complexe à la vie difficile Pasiphaé dut commencer son mariage avec Minos en le punissant. En effet, jalouse de ses nombreuses infidélités elle lui jeta un sort : à chaque coït extraconjugal Minos fût condamné à éjaculer des bêtes venimeuses en guise de sperme entrainant la mort instantanée de ses maîtresses. Mais l’histoire ne fait que commencer...

A son tour « punie » par Poséidon elle tomba follement amoureuse du taureau que son mari Minos avait refusé de tuer en offrande aux Dieux (Minos ganadero avant l’heure voulait garder l’animal comme semental pour sauvegarder l’espèce). En proie à un désir fou, à une envie irrépressible de copuler avec le taureau elle supplia Dédale de trouver un subterfuge. Dédale construisit une génisse en bois, l’intérieur était creux et elle était recouverte d’une peau de bovidé. Pasiphaé entra dedans et quand le taureau s’approcha de la génisse en bois il la monta comme s’il s’agissait d’une vraie vache. Neuf mois plus tard naquit le Minotaure tête de taureau et corps d’homme.

Le mythe est-il seulement l’illustration du désir incontrôlé des femmes et de leur fameuse « curiosa libido », de leur avidité, de la passion brûlante et incontrôlée et de leur hystérie caractérisée ? Faut-il poser Pasiphaé en victime ou en femme libre qui osa succomber à sa passion (taurine !) Ou alors s’agit-il d’une vengeance elle qui portait aussi les lourdes cornes des infidélités de son époux ? Les interprétations sont nombreuses et le Minotaure apparaît comme une punition face à la folie de Pasiphaé d’avoir copulé avec un taureau.

C’est toute la puissance de ce mythe qui illustre encore aujourd’hui les peurs du commun des mortels devant les « transgressions » féminines. 

 

 
 


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