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A Magescq l'afición descend dans l'arène

C'était le 19 février 2012 ...

À l'invitation du maire de Magescq, du président du club taurin organisateur et de l'Observatoire, le public de Magescq a fait le geste symbolique qui lui était demandé : descendre des gradins jusqu'en piste pour défendre la culture taurine et le droit des aficionados à transmettre leur patrimoine aux générations qui suivent. 1000 aficionados dedans, 14 antis dehors. Tel est le bilan de cette ouverture de la temporada.

Descendre dans l'arène, quel beau symbole pour évoquer la mobilisation de l'Aficion qui entend bien prendre en main son destin et opposer à l'ostracisme le poids de sa sérénité. Descendre pour défendre, quelle belle maxime, pour expliquer à ceux qui en douteraient que l'union de tous est la seule arme qui puisse faire barrage aux attaques qui ne cesseront pas.

Car les antis sont dans le déni et se refusent à voir l'évidence que leur mobilisation ridicule ne fait que confirmer : cette inscription au patrimoine obtenue l'an passé constitue pour eux la limite de leur pouvoir de nuisance. Tous les hommes politiques responsables de ce pays l'ont compris, la diversité culturelle est une richesse fondatrice de notre pays, et la culture taurine, dont la vivacité est incontestable dans les quatre régions du Sud constitue un patrimoine que les générations actuelles ont le droit de transmettre aux suivantes.

Et quelle meilleure image, pour symboliser ce passage de témoin, que le visage de ces dizaines de bambins présents à Magescq et qui ont pu, grâce aux organisateurs, toucher du doigt la culture de leurs aînés, et, pourquoi pas, communier sans peut-être la comprendre mais en la ressentant, dans cette émotion réelle et partagée née d'un instant magique.

Un jour, quand nous ne serons plus là, sans doute seront-ils nombreux à se souvenir de ce moment fort qu'ils auront vécu, et sans doute seront-ils orgueilleux de pouvoir dire à leurs propres enfants : j'étais là quand la grande famille de l'afición s'est rassemblée. Et des ordinateurs qui génèreront sans doute alors des images en trois dimensions, ils feront surgir du passé ces images que nous publions aujourd'hui, montrant du doigts à leurs petits, l'enfant qu'ils étaient alors, et, bien sûr, avec une émotion plus grande encore, les aînés qui les avaient accompagnés et ne seront plus.

Et une fois de plus, la culture taurine apparaîtra comme ce qu'elle est d'abord : un lien générationnel plus fort que les modes passagères, et qui, dans de nombreuses familles, sert de fil conducteur au souvenir et de support à notre devoir de mémoire.

À Magescq étaient affectueusement mêlées l'afición de demain et celle de toujours

 

 



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