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Mort tragique du grand matador Iván Fandiño

 

Iván Fandiño, matador de toros natif d’Urduña-Orduña, dans le pays Basque espagnol, était venu toréer, samedi soir 17 juin 2017, à Aire sur l’Adour, des taureaux de Baltasar Ibán aux côtés du landais Thomas Dufau et de l’espagnol, Juan Del Alamo. Ce fut pour y trouver la mort.

Son excellent combat contre le premier taureau avait été récompensé d’une oreille. En intervenant à la cape sur le troisième, dévolu à Juan Del Alamo, il trébucha, tomba devant l’animal qui l’encorna sévèrement au sol, la corne pénétrant au niveau du rein droit et remontant, comme appris par la suite, à travers le foie et les poumons. Transporté en urgence de l’infirmerie des arènes à l’hôpital de Mont de Marsan, il y décédait à son arrivée. Pendant ce temps, la corrida se poursuivait, la triste nouvelle ne parvenant à Aire qu’après la course.

De tels accidents mortels se font heureusement rares mais restent inévitables. L’année dernière, en 2016, trois matadors sont morts suite à des blessures reçues dans l’arène, le vétéran mexicain Rodolfo Ródriguez “El Pana”, 65 ans, blessé le 1er mai à Ciudad Lerdo, au Mexique, et mort le 2 juin des suites de cette blessure, puis le novillero péruvien Renatto Motta, 20 ans, blessé le 17 mai à Malco au Pérou et mort le même jour durant son transport vers une équipe médico-chirurgicale, enfin le maestro espagnol Victor Barrio, 28 ans, mort sur le coup, cage thoracique perforée par la corne d’un toro de Los Maños, le 9 juillet dans les arènes de Teruel.

Quant au dénommé “Provechito”, le taureau âgé de 4 ans et 3 mois, qui, en totale innocence a délivré le coup de corne fatal, il a été ensuite tué, de manière tout à fait courageuse, technique, esthétique et réglementaire, par le matador qui en était chargé, Juan del Alamo, alors que tout le monde ignorait encore la gravité des blessures d’Ivan Fandiño et l'issue fatale. Ce taureau mérite notre respect et même notre admiration car, beau et brave, il a développé les pleines capacités de sa superbe et sauvage animalité.

L’arène est probablement le seul endroit où, contrevenant à la maxime de François de La Rochefoucauld, le soleil et la mort se peuvent regarder fixement.

Ivan Fandiño, homme de courage et de probité, affrontait depuis plus de quinze ans les taureaux les plus redoutables, en avait reçu de graves blessures, avait souvent côtoyé la mort sans que son engagement et sa foi taurine en aient été, si peu que ce soit, ébranlés.

Il meurt brutalement à 36 ans en pleine gloire. Nous partageons, à l’Observatoire National des Cultures Taurines, la peine de ses proches et les assurons de notre profonde sympathie, nous sommes au nombre de tous ceux qui l’aimaient et nous le pleurons tous ensemble.

Il a rejoint la grandiose et sereine éternité des toreros, matadors, picadors, banderilleros, morts en affrontant des taureaux. Qu’il y repose en paix tandis qu’il vivra à jamais dans nos mémoires !

 

 

                                                                              J-J D

 



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